dimanche 29 juin 2008

CETTE SEMAINE...EN BONUS (POUR CEUX QUI NE REGARDENT JAMAIS LES BONUS DES DVDs)

Ca c'est de l'exclu les amis! Pour ceux qui n'étaient au Parc des Princes vendredi soir pour 2h50 de pur bonheur en compagnie de Bruce Springsteen et de son légendaire E Street Band, voici une petite consolation...





Cette semaine, dans les bacs des libraires, est sorti une nouvelle édition de la biographie de Bruce Springsteen, aux Editions Castor Astral. Mikael Ollivier, co-auteur avec Hugues Barrière, de cette somme aussi volumineuse et passionnante que la discographie de celui qu'on appelle le Boss a très gentiment accepté de répondre à quelques questions de Le Guet Luron... Interview virtuel (par emails) mais bien réel (nous publions tel quel par copier-coller, aucune censure chez Le Guet Luron!)

Bruce Frederik Springsteen, Ed. Castor Astral







Un immense MERCI à Mikael pour son temps et sa générosité.



Et maintenant, place aux questions-réponses :





Q : Votre nouvelle édition de votre biographie Bruce Frederik Springsteen sort le 26 juin aux éditions Castor Astral, pourquoi une nouvelle édition (la première édition date de 2003)? Est-ce comme les nouvelles éditions d'un album avec des bonus, indispensable?
R : Le livre a doublé de volume entre l'édition de 2003 et celle de 2008, il ne s'agit donc en rien d'une astuce d'éditeur pour donner une seconde vie à un livre en se contentant d'en changer la couverture. Bruce Frederick Springsteen est bien plus qu'une biographie. Le récit de la vie de l'artiste ne constitue que la première partie du livre, la suite étant une plongée au cœur de l'œuvre du chanteur, par une analyse des thèmes récurrents dans ses chansons puis une tentative de description de ses techniques tant de composition que sur scène. Hugues Barrière, mon co-auteur, et moi-même avons-eu envie de cette copieuse remise à jour tout simplement parce que depuis la fin du Rising Tour, en 2003, Springsteen a développé une véritable boulimie de musique et de scène. On ne l'arrête plus, albums, tournées, exploration de genres musicaux inédits dans sa carrière... De plus, et c'est un point qui a beaucoup compté dans notre décision de retravailler le livre, Springsteen s'est subitement impliqué de manière forte et publique dans la vie politique des Etat-Unis. Or, en 2003, nous écrivions à juste titre que Bruce Springsteen, bien qu'auteur de chansons très engagées et très sociales, se gardait bien d'afficher ses opinions politiques ! A peine un an après al sortie du livre, il initie le Vote For Change Tour (tournée multi-artistes pour inciter les Américains à aller voter, et si possible contre George W. Bush) et s'engage officiellement au côté des démocrates dans l'élection présidentielle américaine. Soudain, une partie de notre livre était "périmée" ! Il fallait faire quelque chose... qui est en librairie depuis le 26 juin ! Biographie réactualisée, ancien chapitres retravaillés à la lumière de l'évolution de la carrière du chanteur et surtout de nombreux chapitres entièrement nouveaux sur l'écriture, le travail sur scène, etc, etc.

Q : Même s'il le fait beaucoup moins depuis quelques années, nous savons que Springsteen avait l'habitude de raconter beaucoup d'histoires personnelles pour introduire certaines chansons. Ces moments magiques d'intimité partagée étaient-ils nécessaires pour appréhender certaines chansons? D'où cette question : Quelle est l'importance de l'aspect biographique pour comprendre l'artiste?
R : Springsteen, comme tout artiste de valeur, que ce soit en musique ou en littérature, passe par le prisme de sa propre personne pour bâtir son œuvre. C'est dans sa propre humanité qu'il puise celle de ses personnages. Sa biographie éclaire certaines de ses chansons les plus emblématiques et permet bien souvent de mieux comprendre une œuvre beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraît. On peut, bien sûr, ne s'intéresser qu'au côté "festif" de la musique de Springsteen, à son aspect "bête de scène" qui délivre des concerts marathons dont on sort épuisé et extatique. Mais c'est perde une facette essentielle de sa personnalité et de sa carrière. Springsteen est un grand auteur et, en se penchant sur ses textes, parfois à la lumière de ce qui, de sa vie, les lui a inspirés, on prend vraiment la mesure de l'artiste exceptionnel qu'il est depuis plus de 30 ans.

Q : Depuis quand êtes vous fan du Boss? Comment a évolué votre intérêt pour celui qu'on appelle le Boss?
R : Comme beaucoup, j'ai découvert Springsteen grâce au succès de son album Born In The USA, en 1984. Je l'ai vu pour la première fois sur scène en 1988, il y 20 ans... alors que j'avais 20 ans. Depuis, j'ai assisté à près de 70 de ses concerts ! N'étant pas fan de rock à la base, mais m'intéressant à de nombreuses formes musicales, pop, jazz ou classiques, je suis très sensible à l'évolution de la carrière de Springsteen depuis la moitié des années 1990, quand il a commencé à explorer d'autre voix que celles qui l'ont rendu célèbre. La part solo acoustique de son travail me passionne et je trouve que c'est désormais là qu'il donne le meilleur de lui-même, ce qui ne m'empêche pas d'aimer énormément ses concerts avec son groupe, le E Street Band. Je suis cet artiste depuis 20 ans, et plus il prend de l'âge, plus j'aime les directions qu'il emprunte et les risques artistiques qu'il prend. J'ai par exemple particulièrement apprécié la tournée mondiale qu'il a faite avec une bande de musiciens folk parfaitement inconnus en 2005 et 2006. C'était parfaitement imprévisible, passionnant et jubilatoire.

Q : Vous êtes un écrivain aux talents multiples (livres jeunesse, polars, scénarii), écoutez vous Springsteen en écrivant? Et cela influence-t-il votre travail?
R : Je n'écoute pas de musique quand j'écris, j'ai besoin de silence. J'aime trop la musique sous toutes ses formes pour l'utiliser en fond sonore. J'écoute la musique, et elle serait donc une distraction, une influence qui m'empêcherait de trouver la musique propre de mes livres. Si Springsteen a une influence sur mon travail, c'est dans l'exemple qu'il me donne, celle d'un artiste à l'intégrité sans faille qui suit son chemin en toute liberté. Parfois, quand je sens que je pourrais me laisser aller à la facilité, j'écoute un album comme Nebraska, ou The Ghost Of Tom Joad, et je me dis que je me dois d'écrire ce qui compte vraiment pour moi, sans aucune autre considération.

Q : Avez vous un regard d'écrivain sur les textes des chansons de Springsteen? Quels sont, selon vous, les traits caractéristiques de son écriture ?
R : Je suis extrêmement attentif aux textes de Bruce Springsteen car c'est là que se trouve la clé de son œuvre. De toute évidence, il aurait pu être écrivain s'il était né et avait été élevé dans un autre milieu. Mais il n'y avait pas de livres à la maison quand il était jeune, seulement une radio où sa mère écoutait le hit parade. C'était la seule intrusion de la culture dans sa vie d'enfant. C'est donc naturellement vers la chanson qu'il s'est tourné quand il a décidé de s'exprimer, de devenir un artiste. Mais il est un auteur à part entière et au fil de ses chansons, de ses albums et de ses concerts, il tisse un formidable portrait de l'Amérique, et à travers elle du monde entier, qui vaut bien celui proposé par les plus grands écrivains contemporains anglo-saxons. Pour les caractéristiques de son écriture, ce serait trop long à expliquer ici. Un chapitre de l'édition 2008 de notre livre y est consacré...

Q : Concernant son engagement politique de plus en plus manifeste (albums récents, tournée Vote For Change en 2004), est-ce que cela vous étonne, vous agace ou pensez vous que le protest song a toujours fait partie de son œuvre ?
R : L'engagement politique à gauche de Springsteen ne m'étonne pas une seconde, il est la suite logique de tout ce qu'il a fait depuis ses débuts. Simplement, plus jeune, il s'interdisait de parler de ses convictions autrement qu'à travers la voix des personnages de ses chansons. La cinquantaine passée, devenu père de famille et ayant fait la paix avec lui-même et son succès phénoménal, il est plus entier que par le passé, il ne sépare plus l'artiste de l'homme et n'hésite donc plus à dire ce qu'il pense et ce en quoi il croit. Non seulement cela ne m'étonne pas, mais cela me ravit : le Bruce Springsteen de ce début de millénaire est celui que j'attendais depuis deux décennies, celui que j'apercevais derrière son personnage de rock star. Ce qui m'étonne en revanche, c'est la réaction d'une partie de son public américain qui s'est détournée de lui quand il s'est mis à soutenir les démocrates contre Bush il y a quelques années. Certains sifflent pendant les concerts à la moindre allusion politique, d'autres on carrément renvoyé toute leur collection de CDs à la maison de disque du chanteur !... Comment peut-on se dire fan de Bruce Springsteen, prétendre connaître ses chansons et ses textes et s'étonner de son engagement contre les républicains ?

Q : Avez vous des informations sur les prochaines actualités du Boss (nous savons que vous en avez!)
R : Springsteen, a priori, termine le Magic Tour fin août 2008 aux Etats-Unis. Au total 100 concerts devant plus de 2 millions de fans. On sait qu'il a écrit et en partie enregistré un nouvel album solo acoustique, mais aussi qu'il a pas mal de chansons pour le groupe dans ses tiroirs. Ce qu'il fera, même lui ne le sait pas encore, à mon avis. Mais personnellement, je pense qu'on ne reverra plus le E Street Band sur scène, mais que Springsteen lui-même est loin d'avoir fini de nous étonner. J'attends depuis des années une tournée en formation réduite, 3 ou 4 musiciens choisis parmi les membres du E Street Band et du Seeger Session par exemple, pour une tournée dans l'esprit du Devils and Dust Tour, mais pas en solo, présentant un savant mélange entre son propre répertoire et des reprises de classiques rock et folk. Mais comme l'a dit Danny Federici, l'organiste historique du E Street Band peu de temps avant sa mort au printemps dernier : Bruce a la chance de pouvoir faire exactement ce qu'il veut... et c'est exactement ainsi qu'il mène sa barque !

Q : Quels sont pour vous :
- le meilleur album de Springsteen ?
The Ghost Of Tom Joad
- la meilleure chanson ?
Thunder Road (mais je pourrais en citer beaucoup d'autres : Born To Run, Backstreets, Cautious Man, The Ghost Of Tom Joad, Devils and Dust, Sandy, Paradise, The River, Seeds...)
- la meilleure tournée (ou joker : le meilleur concert)?
Je ne parle pas, volontairement, des tournées auxquelles je n'ai pas assistées personnellement (même si je les connais très bien grâce aux nombreux enregistrements non officiels qui existent). Donc: Le Devils and Dust Tour. Un Springsteen artistiquement plus libre que jamais.
- votre meilleur souvenir lié à Springsteen ?
1er juillet 2000 au Madison Square Garden de New York. J'ai failli ne pas entrer dans la salle. Le concert de clôture du Reunion Tour ; archi complet depuis des mois, tout New York ne parle que de ça. Au dernier moment, j'apprends que la personne qui devait me fournir ma place ne l'a pas, son "contact" lui ayant fait faux bon. Panique, désespoir. Je suis à des milliers de kilomètres de chez moi pour voir un artiste qui va monter sur scène d'une minute à l'autre et je suis dehors ! Miracle, une solution se présente, un autre "contact", une place au marché noir encore plus chère que la première. Je cours, je traverse la rue en me faufilant entre les taxis jaunes, ça klaxonne à mon passage, je m'engouffre dans la salle mythique. Pas le temps de donner de pourboire à la placeuse : à peine assis, les lumières s'éteignent pour 3 heures de pur bonheur.





Q : dernière question, qu'avez vous envie de dire à ceux qui n'aiment pas ou ne connaissent pas Springsteen?
R : Heureusement qu'il y en a qui n'aiment pas Springsteen, les places de concerts sont assez difficiles à se procurer comme ça ! Pour ceux qui ne connaissent pas, il ratent quelque chose. Ils n'ont plus qu'à acheter notre livre !... puis à guetter le prochain passage de Bruce en France !

Mikaël Ollivier










Pour finir, Le Guet Luron vous donne un petit échantillon de l'ESPRIT qui règnait ce soir-là... La chanson Spirit in the night résume tout ce concert magnifique et explique en quelques 7 minutes pourquoi on l'appelle le Boss :
http://www.youtube.com/watch?v=qZW0wmfzhvc&feature=related

Ecoutez bien : vous pouvez entendre Le Guet Luron brailler!
Regardez bien : vous pouvez apercevoir Le Guet Luron remuer les bras...si, si, à droite, devant la scène...
On vous aura prévenu : ne passez pas à côté du Boss!

lundi 16 juin 2008

CETTE SEMAINE...DANS NOTRE PANTHEON (NOS CHERS DISPARUS)

Ce petit mot n'a rien à voir avec la littérature mais il était impossible pour Le Guet Luron de ne pas vous parler d'un jeune pianiste vivifiant qui vient d'avoir la mauvaise idée d'aller faire de la plongée et de ne pas remonter. Esbjorn Svensson est mort ce week end. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, il était le pianiste du trio EST (Esbjorn Svensson Trio), un trio de jazz suédois qui depuis une grosse dizaine d'année créait la sensation dans chaque festivals. Décomplexés nos trois gaillards suédois arrivaient an pantacourts et baskets sur scène et avec leur relecture du jazz en trio, ils faisaient vibrer les salles. Un contrebassiste aux allures de viking imberbe, capable de marteler et de caresser sa contrebasse (y a-t-il un instrument plus beau?), un batteur aussi discret que redoutable (c'est la grande différence des batteurs de jazz et des batteurs du monde du rock) et Esbjorn Svensson. Le sourire et le talent, inventif et audacieux.
J'ai eu la chance de le voir en concert en Normandie et de discuter cinq minutes avec lui... Nous avions parler de Hennig Mankell, figurez vous...

Si vous ne connaissez pas, voici quelques morceaux qui devraient vous donner envie de courir chez votre disquaire (s'il en reste un dans votre ville) :

http://www.youtube.com/watch?v=vz0Wlnwzxyk
http://www.youtube.com/watch?v=c3ddHfr6SzY
http://www.youtube.com/watch?v=7N2d1HehGmc&feature=related

Et enfin, une petite correction : cela n'a rien à voir avec les livres mais le monde de la fiction n'est pas très loin. En témoignent ces quelques titres de morceaux :
Calling Home
A Winter In Venice
In the Fall Of Things
Serenade for the Renegade
When God Created the Coffee Break
From Gargarin's Point Of View
A Picture of Doris Traveling with Boris

Soyez curieux. Il vous le rendra.

dimanche 1 juin 2008

CETTE SEMAINE...DANS MON CARTABLE (LA RENTREE LITTERAIRE COMME SI VOUS Y ETIEZ)

Eh oui... l'été n'est pas encore fini (la météo et le calendrier me rappellent qu'il n'a même pas encore commencé!) que déjà se profile une nouvelle rentrée littéraire. Combien de romans? La question semble être la première que l"on se pose dans la presse et dans le milieu... Peu importe. La vraie question est combien de romans vont réellement compter.



Les visites de nos amis représentants se multiplient. Bientôt les services de presse vont faire éclater ma boite aux lettres (qui pourrait se plaindre de ça???) donc il est grand temps d'annoncer quelques titres qui, déjà, nous font saliver...



On va commencer par du vieux, ça nous changera. Eh oui, du vieux. Du stable. Du sûr. Ni plus ni moins l'un des 5 romans préférés de votre Guet Luron himself :



Bravo aux éditions Tristram de ré-éditer, avec de nouvelles traductions deux romans essentiels de la littérature américaine :



Mark Twain, Tom Sawyer et Huckelleberry Finn. Ma préférence va à Huck (c'est un peu le Lennon du couple Lennon-McCartney ou le Stone de la question existentielle êtes-vous Stones ou Beatles). Roman de la dérive (comme l'est The Catcher in the Rye -L'Attrape Coeur- de Salinger ou The Rule of Bone de Russell Banks avec lesquels Huck Finn forment une sorte de trilogie de l'adolescence à la dérive, selon Le Guet Luron.) Dérive géographique , dérive de l'existence et dérive de la langue. L'état d'ame d'une nation.



(Bizarrement, presque tous les romans favoris de Le Guet Luron sont des romans où la langue et la parole tiennent un rôle crucial : Voyage Au Bout De La Nuit, Huckelleberry, Lolita, Jacques Le Fataliste, Tom Jones _ faudrait-il que je consulte quelqu'un???)



Pour ceux qui ne peuvent se résoudre à lire que des contemporains (quelle horreur, quelle erreur... mais bref, passons) voici de vraies nouveautés :


D'ores et déjà, quelques incontournables (que le terme soit péjoratif ou ironique, c'est écrit)


Amélie Nothomb, Le Fait du Prince, Albin Michel (peronne ne l'a lu, c'est top-secret! Tout ce qu'on peut dire c'est qu'il s'agit d'une histoire d'identité usurpée... Le Guet Luron a immédiatement pensé à Marc Lévy en écoutant le résumé... Nous ne sommes pa sûrs que cela soit très élogieux.... à suivre et à découvrir dès le 20 août)


Tourjours chez Albin Michel :


Eliette Abécassis, Mère et Fille, Un Roman


Alice Ferney, Paradis Conjugal


Sylvie Germain, L'Inaperçu


Stéphanie Janicot, Dan la Tête de Shéhérazade





Avec ça, s'il casse pas la baraque, chez Albin Michel, ils n'ont plus qu'à vendre des frites sur les plages de Coutainville... Désertes l'été, ces plages au sable fin sont un vrai bonheur, c'est peut-être pas si mal...Rendez-vous à la Pointe d'Agon, les amis!


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Toujours du gros, du lourd, du qui rafle la mise :



François Vallejo, L'Incendie du Chiado, Ed. Viviane Hamy (à l'heure où je vous écris ils sont déjà en train d'imprimer MASSIVEMENT le dernier Vargas, Un Lieu Incertain -sortie prévue le 25 juin)




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Chez Flammarion, quelques auteurs déjà remarqués :



Fatou Diome, Inasouvies, Nos Vies


Dominique Jamet, Un Traitre


Une auteure dont la libido passée excède le talent actuel mais dont le nombre d'amants passés n'excède pas les ventres par dizaines de milles :


Catherine Millet, Jours de Souffrance (un roman sur la jalousie... Si, si, je vous jure!)


Et quelques auteurs étrangers, lus et très appréciés par les Affranchis du métier (Jean-Louis, c'est pour toi : bonne retraite!):


Ma Jian, Beijing Coma


Elizabeth Subercaseaux, Une Semaine en Octobre



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Du côté de chez Gaston (euh, Antoine, pardon)... chez Gallimard, donc : pas de raz de marée annoncé mais quelques noms connus, valeurs sures de la maison :


Valentine Goby, Qui touche à mon corps je le tue


Marie Nimier, Les Inséparables


Deux transfuges :


Régis Jauffret, Lacrimosa


Alain Fleisher, Prolongations


Et celui-auquel-on-croit-beaucoup :


Salim Bachi, Le Silence de Mahomet


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Chez Actes Sud (qui a donc perdu Alice Ferney passée chez Albin -essayez de suivre un minimum sinon on va pas y arriver), pas d'inquiétude puisque le chouchou des lecteurs est là :


Laurent Gaudé, La Porte des Enfers


D'ailleurs triple actualité puisqu'il y aura aussi une nouveauté en jeunesse (La Tribu de Malgoumi) et le passage en poche de La Nuit Mozambique (fourre tout éditorial). J'espère sincèrement que Gaudé ne va pas devenir le Nothomb de chez Actes Sud avec sa nouveauté à chaque rentrée (quelle monotonie!)

Mais je suis enfin rassuré ... Julien des éditions Actes Sud nous a convaincu : le nouveau Gaudé est brillant (pour ne pas dire solaire -vous comprendrez en le lisant...) Julien qui n'aimait pas forcément beaucoup Gaudé a été remué et enchanté par sa lecture. Nous lui faisons confiance.

Petite note perso à tous les représentants de la terre : ne nous faites pas un résumé complet du roman. On s'en fout. Ou presque. Expliquez nous ce qui vous a fait vibrer. Donnez nous envie de vibrer.

Merci Julien, keep rockin' in a free world!

Autres rentrées chez Actes Sud, à découvrir :

Mathias Enard, Zone. Etonnant et audacieux. Un résumé? Non. Ce n'est pas résumable. Ca tombe bien.

Et, pour finir, toujours chez Actes Sud, un livre à éviter :

Jeanne Benameur, Laver les Ombres. C'est dit.

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Les éditions Laffont feront partie de la fête littéraire (et je ne parle pas ici de calendrier) avec un roman qui fera du bruit (la rentrée littéraire c'est beaucoup de bruit -pour rien comme dirait Shakespeare- et peu de fureur -comme dirait Faulkner) :

Pierre Merot, Arkansas.

Allez, pour une fois, on vous donne le résumé de ce roman à clefs :

Traum, écrivain talentueux mais raté, confie à Baragouin ses dernières pensées, ses rêves, mais aussi des confidences et des révélations. Celles-ci tournent autour de Kurtz, un ancien ami et écrivain qui a su construire un succès mondial sur une oeuvre littéraire annonçant la fin de la civilisation, et qui s'est isolé secrètement en Espagne dans une résidence utopique : Arkansas.

Avec un Kurtz sorti du Coeur des Ténèbres -comme dirait Conrad, vous vous souvenez de Apocalypse Now? Brando? C'est lui!- qui ressemblerait, nous dit-on, à Houellebecq... Ca va saigner!

A côté de Laffont, y a Julliard. Et là, on nous annonce encore un uppercut du gauche (d'où vient donc cette métaphore??? de l'excellent documentaire diffusé sur Arte hier sur Jack Johnson -non pas le chanteur... tiens un peu de musique, ça faisait longtemps, la bande son de l'attitude du lecteur avant la rentrée avec ce titre

Sitting, Waiting, Wishing : http://www.youtube.com/watch?v=nrZwGGKGkuU) :

Yasmina Khadra, Ce Que Le Jour Doit A La Nuit.

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Bon. Qui manque à l'appel? Ah oui! Le Cherche Midi. Ca tombe bien, ils n'ont pas de rentrée littéraire au Cherche Midi. Du moins chez les français... Je trouve ça chouette d'ailleurs. Non c'est vrai. Ils n'avaient rien de bon donc ils ne publient rien. D'autres devraient suivre leur exemple.

Mais rassurez vous, ils ont un livre qui excite vraiment Le Guet Luron qui sommeille en moi... mais ça sera pour un autre rubrique, étrangère celle-là. Je bosse dessus. Ca s'appellera THIS WEEK...IN MY SCHOOLBAG (comme dirait Desproges : étonnant, non?)

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A SUIVRE...



jeudi 15 mai 2008

CETTE SEMAINE...DANS MA PLATINE (LA BANDE ORIGINALE DE VOS LECTURES)

Le Guet Luron partage son temps entre les livres et les disques. C'est pénible, ça lui arrache le coeur parfois de cesser une lecture pour avoir sa dose de Joni Mitchell ou de Paolo Conté. Alors des fois, il partage plus. Nanh! Il fait les deux. Il lit des livres sur la musique en écoutant de la musique. Le Guet Luron est capable de ne pas renoncer à tous les plaisirs.


Dans cette nouvelle tournée, des stars, des morts, des losers, des toxicos... y en aura pour tout le monde! Sex & Drugs & Rock'n'Roll. Et pour bien commencer cette rubrique, un p'tit morceau idoine :
http://fr.youtube.com/watch?v=gBLeVcP_JQg


Bruno Blum, Lou Reed, Electric Dandy, Ed. Hors Collection


Une bio complète sur la tête pensante du Velvet. Pour ceux qui aiment se promener sur le Wild Side et le Dirty Boulevard...








Marianne Faithfull, Mémoires, Rêves et Réflexions, Ed. Bourgois

Résumé
Une série de portraits de personnes célèbres et moins célèbres que la chanteuse a côtoyées tout au long de sa vie : G. Corso, S. Coppola, G. Harrison, Ginsberg, W. Burroughs, G. Pitney, etc. Elle évoque également sa vie sauvage sur les routes, ses succès et ses échecs ou encore son voyage à Singapour au cours duquel elle a frôlé la mort. L'ensemble compose une sorte d'autobiographie.

La dame a inspiré Mick Jaegger, c'est déjà ça. Et, plus tard, sobre et embourgeoisée, elle continue de reprendre magnifiquement la chanson de Lennon. Respect.
http://fr.youtube.com/watch?v=3N_rNz2oAGA



Alan Parker, Sid Vicious, l'icône du Punk, Ed. Talents Publishing

Résumé
Portrait du bassiste des Sex Pistols, figure marquante du mouvement punk, mort d'overdose à l'âge de 21 ans en 1979.

Quand on lui demandait pourquoi il avait les dents vertes, il répondait qu'il aimait bien cette couleur. La classe incarnée.

Et il aimait bien Claude François aussi, comme l'atteste cette reprise iconoclaste de My Way :


Et le grand frère de ce livre, toujours chez le même éditeur :


Dennis Morris, Destroy : Sex Pistols Anthology

Par le photographe du groupe en 77-78. Ames sensibles s'abstenir...

Mes amitiés à sa Majesté :


mardi 13 mai 2008

CETTE SEMAINE...7 INCIPIT (AU DEBUT ETAIT...)

En attendant la fameuse bibliographie que Le Guet Luron vous promet depuis le début de ce blog, voici une nouvelle salve de début. Vous trouverez en bas de message, le meilleur incipit jamais écrit. Si vous n'êtes pas d'accord, n'hésitez pas. Si vous vous demandez pourquoi Le Guet Luron le considère comme le meilleur... Relisez le...
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Encore une fois...
Non, toujours pas?

Alors demandez.

En attendant, quelques nouveautés :

Peter Cameron, Un Jour Cette Douleur Te Servira, Ed. Rivages :


"Simple coincidence, le jour où ma soeur Gillian a décrété que son prénom devait se prononcer Guillian, notre mère est revenue de sa lune de miel, prématurément et toute seule."


Charles Frazier, Treize Lunes, Ed. de l'Olivier :


"Il n'est point d'extase qui nous laisse inaltérés : c'est l'amour, et la vie, qui m'ont conduit à l'état où je me trouve."



Giulia Carcasi, Je Suis En Bois, Ed Héloise d'Ormeson :



"Cette hitoire commence un dimanche et ne pouvait commencer aucun autre jour."



Siri Hutvedt, Elégie Pour Un Américain, Ed. Actes Sud :



"Ma soeur l'appelait "l'année de secrets" mais à présent, avec le recul, j'ai fini par comprendre que ce temps n'était pas celui de ce qui était là, mais de ce qui n'y était pas."



Arno Geiger, Tout Va Bien, Ed. Gallimard :



"Il ne s'est jamais demandé ce que ça veut dire, que les morts nous survivent."


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Le meilleur incipit :
"Ca a débuté comme ça."

lundi 5 mai 2008

CETTE SEMAINE...DANS MA BIBLIOTHEQUE (A GARDER ET A FAIRE VIEILLIR)

Cette semaine, enfin un vrai livre à garder pour ses enfants. Le genre LECTURE OBLIGATOIRE pour les moins de 18 ans.



Le livre date de 1981. Pink Floyd termine sa tournée The Wall. La folie dans le pouvoir, la paranoïa, le fascisme. Voilà le décor. Souvenez vous qu'un mur de briques était dressé entre le groupe et le public au cours du spectacle.



En 1981, donc, Todd Strasser raconte, sous forme de roman, ce qui s'est réellement passé dans un lycée aux Etats Unis. Dans les années 70, un jeune prof d'histoire montre un film sur les nazis à sa classe. Les élèves sont choqués. Quelques uns écartent l'horreur en invoquant l'historicité des évènements. Loin de nous, choquante l'histoire devient de l'histoire. Elle ne nous concerne plus et ne peut pas se répéter. Quelques uns posent des questions embarrassantes. Comment cela a-t-il pu arriver? Tous les allemands étaient-ils des nazis? Pourquoi les autres n'ont-ils rien fait pour arrêter cette folie meurtrière?

Le prof est embêté. Il ne sait pas trop quoi dire à ses élèves. Donc il lance un mouvement. La Vague. Avec ces slogans : "La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action."

Sa classe devient rapidement le terrain d'une expérience du fascisme. Et très vite le terreau pour un régime fasciste. La Vague est en train de tout emporter sur son passage.

Malgré le caractère caricatural parfois de certains personnages (l'athlète, l'intello, le boutonneux pestiféré, etc) le roman fonctionne et fait peur. Une fable a toujours besoin de caricatures.



Todd Strasser, La Vague, Ed. JC Gawsewitch



Une adaptation est prévue pour cet été. Voici le trailer :



http://fr.youtube.com/watch?v=Rx549OdZ3dk



Vous vous souvenez de Matin Brun? En voici un autre.

CETTE SEMAINE... DANS MA POUBELLE (A RECYCLER)

Le pauvre Michel est orphelin. Il le clame. "Aujourd'hui maman est morte." N'est pas Camus qui veut les amis.
N'en déplaise à certains et certaines (oh la la, je sais que je vais me faire engueuler par une fan...), la mère de Houellebecq n'est pas morte.

Pire elle écrit.

Lucie Ceccaldi, L'Innocente, Ed. Scali.

Article de Livres Hebdo :

Publiée la semaine prochaine à 25 000 exemplaires par Scali sous le titre “L’innocente”, l’autobiographie de Lucie Ceccaldi n’épargne pas son fils, qui a longtemps prétendu qu’elle était morte.
Les éditions Scali lanceront le 7 mai à 25 000 exemplaires un récit autobiographique écrit par la mère de l'écrivain Michel Houellebecq. Lucie Ceccaldi, 83 ans, raconte dans les 400 pages qui composent L’innocente sa vie d’aventurière, son enfance en Algérie, son engagement communiste qui la conduira jusqu'en URSS, sa lutte contre la colonisation... Elle explique pourquoi son fils grandira loin d'elle alors qu'elle poursuivra son chemin en Inde, en Afrique et à La Réunion où elle vit aujourd’hui. Michel Houellebecq, qui avait déclaré qu’elle était morte, n’est pas épargné dans ce livre dont le magazine Lire publie les bonnes feuilles dans son numéro du mois de mai. “Avec Michel, on pourra commencer à se reparler le jour où il ira sur la place publique, ses Particules élémentaires dans la main, et qu'il dira : “Je suis un menteur, je suis un imposteur, j'ai été un parasite, je n'ai jamais rien fait de ma vie, que du mal à tous ceux qui m'ont entouré. Et je demande pardon”, écrit-elle.


Tout le monde en parle, Thierry?

Non.

Tout le monde s'en fout.

dimanche 4 mai 2008

CETTE SEMAINE....DANS MON SHORT: CAR LE GUET LURON PEUT AUSSI FAIRE DU SPORT (ENFIN, EN LIRE, IL FAUDRAIT PAS POUSSER NON PLUS!)

Un nouveau recueil de nouvelles dédiées à Diego Maradona et qui retracent entre autres la carrière exceptionnelle de Marc Villard en tant que footballeur. Le Guet Luron a aimé ce livre car ça lui rappelle une autre carrière non moins exceptionnelle, la sienne, mais aussi car c'est un superbe hommage à tous les footballeurs du dimanche, plein d'humour et de dérision, que du bon!






Un livre sur le cyclisme, mais pas celui que nous connaissons à travers les rubriques judiciaires et autres faits divers. Là, Pierre Bordas nous parle d'un temps (Que les moins de vingt ans...) ou cyclisme rimait avec héroïsme, il nous parle des hommes qui ont fait la légende de ce sport grâce à leur courage (non assisté!) et on aime ça! Comme quoi sport et littérature ne sont pas antinomiques.






vendredi 2 mai 2008

CETTE SEMAINE... DANS MES TOILETTES (A SE PISSER DESSUS)

Conscient que tout ce qui se passe dans vos toilettes est éphémère, voici une nouvelle sélection de ce qui pourra égayer vos séjours to the loo...

Et pour commencer et en vue des révisions du bac voici le premier des ouvrages qui facilite le transit :

Bruno Léandri, Copies du Bac, Ed. Chiflet & Cie


Résumé
Les copies de baccalauréat de 25 célébrités françaises, présentées comme des fac-similés. A l'occasion du bicentenaire du bac, l'humoriste imagine les dissertations de philo de Z. Zidane, de géo de N. Sarkozy, de lettres de T. Ardisson, de socio de J-J. Goldman, en choisissant des sujets qui révèlent les personnalités de chacun.


Extrait :



http://www.servimg.com/image_preview.php?i=20&u=12055289



http://www.servimg.com/image_preview.php?i=21&u=12055289



Et à la sortie de cette douloureuse épreuve du bac, quelle question vous pose-t-on? A peu près la même que tous les matins, non? La voici :



Jean-Claude Grumberg, Ca Va - Combien de "ça va" faudrait-il pour que ça aille vraiment?, Ed. Actes Sud

Un livre d'Actes Sud, dans la collection Un Endroit Où Aller, dans les toilettes??? C'est une hérésie, non? Oui. gloablement je suis d'accord. Si il y a bien Un Endroit Où Aller avec un titre de cette collection, c'est bien partout ailleurs qu'aux toilettes. Un parc calme, oui. Un fauteuil confortable, oui. Les toilettes?

Oui, les toilettes. Parce que ce petit livre est construit de 27 dialogues autour de cette ritournelle. Ca va?

Eh bien, oui, ça va plutôt bien figurez vous. Je viens d'apprendre que j'allais être papa d'un petit garçon après deux merveilleuses petites filles, donc, oui, ça va très bien. Même si je me dis qu'il va falloir que je commence à m'intéresser au foot et aux voitures. Quelle horreur!

Bref.

Ce petit livre donc. 80 pages. Entre Becket et Renaud de "Tu vas au bal". Rien que ça. Drôle, inventif, grave parfois.

On en sort amusé et perplexe. Avec cette question existentielle et sociale fondamentale : que vais-je dire à mes amis demain? Ca va?

Ouaip.

Et vous. Ca va?

jeudi 1 mai 2008

CETTE SEMAINE...SUR MA TABLE DE NUIT (PAS CE SOIR CHERI J'AI LA MIGRAINE)

Décomplexés, les romans du printemps ne cherchent pas de prix mais trouvent des lecteurs. C'est bien mieux. Les éditeurs n'en veulent pas qu'à votre porte monnaie, ils veulent aussi égayer votre été (si, si!!!)

Voici ce qui vous attend :

Tom Perrotta, Professeur d'Abstinence, Ed. de L'Olivier (couverture sélectionnée dans not' rubrique)
Auteur du merveilleux Les Enfants de Choeur (également chez L'Olivier) que Le Guet Luron avait encensé voici quelques années, Tom Perrotta semble récidiver.
Résumé
Certains y prennent plaisir. C'est ce commentaire innocent sur la fellation qui va livrer à la vindicte populaire Ruth Ramsey, professeur d'éducation sexuelle dans un lycée de Stonewood Heights. Choqués par sa liberté de ton, des parents appartenant à la traditionaliste Eglise du Tabernacle menacent de traîner l'établissement en justice. Une critique de l'Amérique puritaine.
Rien que de lire "Eglise du Tabernacle" dans le résumé donne envie de lire le roman, non?

http://www.tomperrotta.net/
Et Tom Perrotta vous présente lui-même son dernier roman:
http://fr.youtube.com/watch?v=eeDYVwDtuuw
Et un petit extrait de l'adaptation de Little Children (Les Enfants de Choeur) :
http://fr.youtube.com/watch?v=HyiNElMa-1k&feature=related

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Le Professeur d'Abstinence est comme Les Enfants de Choeur : très drôle et critique. Si vous aimez les répliques cinglantes, Jésus, le Grateful Dead, le foot des juniors et les personnages paumés mais terriblement attachants -ce livre est pour vous. Si vous n'aimez pas Jésus et ce qu'on en fait outre-Atlantique, ce livre est aussi pour vous!
Allez un petit bout du Dead (cher au héros/anti-héros du livre) pour aller avec cet ce très bon roman:
http://fr.youtube.com/watch?v=vPNgjA4i6gM&feature=related


Martin Suter, Le Dernier des Weynfeldt, Ed. Bourgois (également sélectionné dans notre rubrique COUV')
Résumé
Adrian Weynfeldt, 54 ans, descendant d'une vieille famille de la grande bourgeoisie suisse, expert en art, se voit conseiller par un ami ruiné, d'acheter lors d'une vente aux enchères Femme nue devant une salamandre, oeuvre de Vallotton. Parallèlement, il empêche Lorena, une femme quadragénaire, ancien mannequin et cleptomane, de se suicider. A ces deux trames se mêlent des histoires secondaires.
Tous les romans de Suter sont excellents (si, sous la torture, Le Guet Luron devait en choisir un seul, ça serait La Face Cachée de la Lune -Bourgois et Point Seuil) et si cela ne suffit, sachez que cet auteur écrit également des chansons pour Stephan Eicher (au côté de Philippe Djian -à ce propos notre ami Djian pourrait nous donner ses pensées sur ce roman puisqu'il l'a lu...)

Allez, un peu de Suter/Eicher :
http://fr.youtube.com/watch?v=FnSsumH6yWY

Sherman Alexie, Flight, Ed. Albin Michel
Résumé
Orphelin indien de 15 ans, le narrateur réside à Seattle de foyer en orphelinat, de famille d'accueil à la rue où il finit par vivre. Se liant à un Blanc de son âge, il se lance dans un hold-up qui va mal tourner. Au moment de mourir, le garçon est projeté dans le temps et l'espace, de Little Big Horn au 11 septembre, pour un long voyage politiquement incorrect dans les fractures américaines.

J'avais commencé à parler de ce petit livre dans un commentaire sur sa première phrase (voir rubrique INCIPIT). Un ami m'avait dit tout le bien qu'il pensait de ce roman. Donc, comme Le Guet Luron écoute ses amis, il a lu. Et Le Guet Luron ne regrette pas d'avoir suivi les conseils de ce lecteur éclairé et éclaireur chez Albin Michel.
Le roman de Sherman Alexie est drôle autant que dérangeant. Il revisite les mythes de l'Amérique et du personnage, Spots, mi-indien et mi-irlandais de sang. Cela veut surtout dire qu'il n'est ni l'un ni l'autre. Il est orphelin -de parents, d'idéaux. Ses voyages dans l'histoire Américaine sont étonnants. Encore "un voyage au bout de" réussi. Un voyage au bout de quoi? Eh oui. Voilà la question. Un voyage au bout de l'identité. Qui est Spots, où va-t-il? D'où vient-il? Spots, c'est l'Amérique.

CETTE SEMAINE...DANS MON HOLSTER (MONSIEUR L'AGENT JE CROIS QU'IL Y A UN CADAVRE DANS LE PLACARD)

Fred Vargas, Un lieu incertain,Ed. V. Hamy
Vous attendiez tous le nouveau fred Vargas avec impatience et vous voilà enfin servis de la plus belle des manières! Une intrigue qui flirte avec les histoires de vampires, de la trahison, Adamsberg au meilleur de sa forme, bref excellent! Voilà pour mes impressions, passons maintenant à l'histoire! Pas le temps de respirer que nous sommes déjà aux prises avec un évènement étrange: Des chaussures contenant des pieds, tournés vers le tristement célèbre cimetière de Highgate (Higegate pour Adamsberg) tout cela en présence de Danglard et Adamsberg partis à Londres pour une réunion de coopération des polices Européennes. Je ne vous en dit pas plus (Cruel!!!!!) et bonne lecture PLOG!

Vous avez déjà regardé tous les épisodes des Experts et vous vous demandez comment aiguiser votre sens de la déduction. Demandez à Le Guet Luron, il vous donnera des pistes.

Elémentaire, mon cher Watson!

Jo Soares, Meurtres à l'Académie, Ed. des Deux Terres


Résumé
Tout va pour le mieux à Rio de Janeiro en cette année 1924. Mais un certain désordre règne lorsque les immortels de l'Académie des lettres s'écroulent raides morts les uns après les autres. Coïncidences ? Ce n'est pas l'avis de Machado Machado, un policier lettré que son éternel panama rend irrésistible aux yeux des dames...



Jo Soares, Elémentaire ma Chère Sarah!, Ed. Livre de Poche


Résumé
Rio de Janeiro, 1886. Sarah Bernhardt, en tournée dans le pays, prie son ami Sherlock Holmes de la rejoindre à propos de la disparition d'un stradivarius. Mais le détective se retrouvera dans un brouillard encore plus épais que celui de Londres.



Michael Connelly, A Genoux, Ed. du Seuil


Résumé
Le corps du Dr Stanley Kent est retrouvé, deux balles dans la nuque, près de Mulholland Drive. L'inspecteur Harry Bosch, nouvellement affecté au Homicide Special, commence son enquête où se font jour de nombreuses contradictions. A force d'obstination et de ruses, il va réussir à résoudre cette affaire que le FBI et les services de la sécurité étaient bien décidés à lui retirer.



Michael Connelly, Echo Park, Ed. du Seuil (coll. Points)


Résumé
En 1993, Marie Gesto disparaît à la sortie d'un supermarché à Hollywood. Treize ans plus tard et alors que l'affaire n'a pas été résolue et que le corps n'a même pas été retrouvé, l'inspecteur Harry Bosch apprend qu'un des suspects est prêt à passer aux aveux. Une nouvelle enquête à travers Los Angeles.

CETTE SEMAINE... 7 COUVERTURES (PARCE QUE LES YEUX NE SERVENT PAS QU'A LIRE)










Parmis les nouveautés de la semaine quelques couvertures ont encore réussi l'exploit de retenir notre attention. Bizarrement, les premières couvertures sélectionnées semblent faire la part belle au sexe et à l'érotimse. Le Guet Luron est parfois coquin.
Voici quelques exemples à suivre messieurs les éditeurs :

Tom Perrotta, Professeur d'Abstinence, Ed de l'Olivier
Résumé
Certains y prennent plaisir. C'est ce commentaire innocent sur la fellation qui va livrer à la vindicte populaire Ruth Ramsey, professeur d'éducation sexuelle dans un lycée de Stonewood Heights. Choqués par sa liberté de ton, des parents appartenant à la traditionaliste Eglise du Tabernacle menacent de traîner l'établissement en justice. Une critique de l'Amérique puritaine.








Martin Suter, Le Dernier des Weynfeldt, Ed. Bourgois
Résumé
Adrian Weynfeldt, 54 ans, descendant d'une vieille famille de la grande bourgeoisie suisse, expert en art, se voit conseiller par un ami ruiné, d'acheter lors d'une vente aux enchères Femme nue devant une salamandre, oeuvre de Vallotton. Parallèlement, il empêche Lorena, une femme quadragénaire, ancien mannequin et cleptomane, de se suicider. A ces deux trames se mêlent des histoires secondaires.



Laurent Schweizer, Latex, Ed. du Seuil

Résumé
Thriller, politico-sexuel, situé en Angleterre et en Russie, inspiré par le meurtre sexuel du banquier Edouard Stern. Kidman, administrateur de casinos et homme d'affaires monégasque, est assassiné. On soupçonne sa maîtresse : une séance de sadomasochisme serait allée trop loin. Le narrateur, enquêteur privé, devient alors amant d'une call-girl travaillant pour la mafia russe.






Siri Hustvedt, Elégie Pour Un Américain, Ed. Actes Sud

Résumé
De retour à New York après l'enterrement de leur père, Erik Davidsen et sa soeur Inga découvrent que celui-ci aurait été jadis impliqué dans une mort mystérieuse. Un roman sur le non-dit et l'inconscient d'une Amérique déchirée entre l'apparente infaillibilité de ses mythologies fondatrices et la profondeur du désarroi venue les fissurer depuis le 11 septembre.

lundi 28 avril 2008

CETTE SEMAINE...CETTE QUESTION QUI FACHE (PARCE QUE LE GUET LURON AIME LES DISCUSSIONS VIVES)

Pour ceux qui aiment les casse-têtes, les sudokus et les paroles cryptiques des chansons de REM, voici une question qui devrait meubler vos nuits sans sommeil :

Qu'est-ce que la littérature?

Ca a l'air bête comme question mais réfléchissez quelques minutes et vous verrez que la question est poisseuse comme un savon sale et échappe aux mains qui voudraient trop vite la ranger dans une boite.

La question a été posée par Sartre en son temps (1947.) Chouette, c'est réglé alors? Ben... pas tout à fait. C'est Sartre quoi.

Pourquoi se poser la question d'ailleurs? Franchement, Le Guet Luron avait arrêter de se poser la question jusqu'au jour où il a commencé à travailler en librairie. Curieux non? Parce que c'est précisément dans la caverne d'Ali Baba que Le Guet Luron a vu que tous ne voyaient pas les trésors qui s'y trouvent avec le même regard.

Une simple phrase, répétée jusqu'à la nausée, avait relancé le débat :"C'est pas de la littérature!" La sentence est tombée, le livre est mort.
Reste quoi? Un roman. Le Guet Luron qui avait planché des heures et des heures sur le roman savait ce qu'était un roman. Ca, ça allait (encore que). Mais la littérature alors???

Voici quelques éléments de réponse(s) :

- la littérature ne se vend pas par cartons, c'est ce qui la distingue des daubes block-busters qui se trouvent en tête de gondole des grandes surfaces. C'est comme en musique, il y a cette notion absurde de "commercial" : ça se vend, c'est nul / ça ne se vend pas, c'est intéressant et de qualité. L'idée est alléchante (ça simplifie pas mal les choses, faut avouer) mais ne tient pas la route très longtemps. Un bon ex musical : pendant que Le Guet Luron écrit, il écoute Van Morrison et cet album GENIAL qu'est Astral Weeks. Moins de 500 000 exemplaires vendus en 40 ans. Une misère, un mystère. Et pourtant le disque est considéré par les amateurs comme un des chefs d'oeuvre du 20èm siècle. Bizarre, non?
Un contre exemple (littéraire cette fois-ci) : La Première Gorgée de Bière du chef du gang Delerm (dans la famille Delerm, je voudrais le père...). Le million de copies largement dépassé et pourtant on s'extasie (et quand je dis ON, j'aimerais sortir du rang des ONs)
Tiens, pendant que vous lisez la suite, écoutez donc cet extrait de Astral Weeks (pitié que personne ne m'écrive pour me dire que c'est le disque de chevet de son astrologue...) :
http://fr.youtube.com/watch?v=w0eGf1RsyZQ

- la littérature, c'est un roman publié chez un éditeur sérieux et prestigieux. La Blanche chez Gallimard est l'exemple le plus souhaitable et le plus énervant. Je vomis cet aveuglément qui consiste à faire confiance à un éditeur pour ne produire que de bons et grands textes qui honorent les tables des librairies de leur chefs d'oeuvre.

- la littérature ne s'habille pas avec des couvertures à l'américaine avec des lettres en relief dorés. La sobriété est de mise et sied au chef d'oeuvre littéraire. N'allez pas croire que Le Guet Luron fait une fixation sur la Blanche mais, tout de même, voyez comme c'est beau cette pâleur, simplement relevée par une bande rouge faite pour les myopes... Pouah!
L'habit ne fait pas le moine, m'sieur Le Guet Luron. A qui le dis-tu, petit. Méfiez vous toujours du blanc (demandez à Achab et voyez comme le "blanc" remplace si vite les jouets de Noël dans les grandes surfaces! n'est-ce pas effrayant?!)

- la littérature, c'est un roman chiant. Bon, c'est un peu définitif comme jugement... Mais, allez, avouez le : combien de Goncourt vous sont tombés des mains?
Oui, je sais, le Goncourt... Mais il faut bien en passer par là, non? C'est pas censé être un peu ça, le Goncourt, l'oscar du meilleur texte littéraire de l'année?
Pour relativiser tout cette mascarade éditoriale, lisez donc Le Truoc-nog de Iegor Gran chez POL, le calvaire d'un pauvre écrivain qui voit sa vie basculer dans le cauchemar quand il se retrouve un jour sur la liste des Goncourables...

- la littérature, c'est un roman très bien écrit, dans un français qui serait le digne rejeton du croisement sublime de Littré avec Grévisse (pardon aux âmes sensibles). Pas un avorton de la rue. Forcément, avec l'Académie qui veille, ça élimine quelques écrivaillons qui s'excusent prestement d'avoir eu l'audace de se proclamer auteurs et cela renvoit leurs velléités littéraires sur les bancs de l'école qu'ils ont forcément dû quitter trop tôt.

Voilà pour ce soir. Si vous aussi vous avez d'autres éléments de réponses, rejoignez le débat...

CETTE SEMAINE...DANS MON COFFRE A JOUETS (PARCE QUE CE BLOG EST AUSSI POUR LES PETITS)

Vous n'en pouvez plus de voir vos enfants scotchés au petit écran? Cette rubrique est pour vous. Notre envoyée spéciale des plus jeunes (même si elle l'est moins) et des touts-petits (elle est plus petite qu'eux) a sélectionné deux coups de coeur :


Et pendant que vous lisez ces quelques lignes, une petite chanson très drôle sur les gens petits :

Mary Hooper, La Meassagère de l'Au-delà, Ed. du Panama

(ado, à partir de 13 ans)


L'histoire d'Anna Green, jeune servante accusée d'infanticide et pendue. (Ca commence bien!)

Sa dépouille est donnée à la médecine pour être disséquée. Robert étudiant bègue et introverti est de ceux qui doivent assister à cette leçon d'anatomie. Mais à sa grande surprise, il décèle bientôt chez la jeune fille des imperceptibles signes de vie.

Inspiré d'un fait divers, aux frontières du réel, c'est le destin d'une adolescente dans l'Angleterre puritaine du XVII ème siècle.


Christian Voltz, Le livre le plus génial que j'ai jamais lu,


Ed. Pastel (débutant, à partir de 6 ans)




Il était une fois... Une princesse pirate qui passe son temps à se battre, boire du rhum et manger du saucisson à la queue de chat... Et un petit bonhomme râleur et grognon qui commente l'histoire et donne ses conseils.



André Bouchard, Les Loufoqueries de François Galuchon,
Ed. Circonflexe (à partir de 4 ans/ tout seul à partir de 7)

François Galuchon est le magicien attitré de sa majesté Clédeu XII, un grand magicien, avec un dragon, il fait un lampadaire ou un barbecue; il ne lave jamais ses vêtements, il lui suffit d'un simple sortilège.


Une nuit un éclair traversa ses oreilles de part en part. Là où quiconque aurait grillé sur placce, François Galuchon devint seulement sourd comme un pot et idiot comme un sot. C'est le roi qui en fera les frais.

Avertissement aux lecteurs : A la lecture de ce livre vous courez le risque d'être transformé en roue de secours de2CV, en grosse limace bleue, ou tout autre chose encore...


Florence Cadier, Le Rêve de Sam, Ed. Gallimard Jeunesse

(collection Scripto) (ado 13 ans)

A travers le quotidien de Sam, découvrez les étapes de la lutte non violente de Martin Luther King pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis.

Martin Luther King est une légende, une figure exemplaire de la lutte contre le racisme. Le jeune Sam est un personnage de fiction dont le chemin croise celui du pasteur. Il est le neveu inventé de Rosa Parks, une femme bien réelle qui a été l'étincelle du mouvement du refus non-violent de se plier aux lois racistes.

Un excellent mélange de faits historiques et de personnages inventés.

mardi 22 avril 2008

CETTE SEMAINE...EN BONUS (POUR CEUX QUI NE REGARDENT JAMAIS LES BONUS DES DVDs)

En attendant le film, le téléfilm, et les DVDs avec 15 heures de bonus souvent inutiles et creux, voici les bonus que vous attendiez si vous aimez la série culte qu'IL FAUT avoir lue si on veut être hype dans les salons littéraires. Le Guet Luron a soutenu cette trilogie dès la première heure, grâce au talent d'Olivier, représentant chez Actes Sud à l'époque... Merci Olivier!

Kézaco? (c'est pas du suédois, cherchez pas)

Millénium, bien sûr! Stieg Larsson. Actes Sud. Une tuerie. Ce que le roman policier nous a offert de mieux depuis...Fichtre! mais au moins depuis Raymond Chandler! (Raymond, si tu nous regardes...)
Alors?

Alors un premier bonus qui devrait ravir ceux qui ont vainement essayé d'acheter le coffret Millénium sorti pour Noël. Raté. Y en a plus, m'sieurs dames. (In petto, Le Guet Luron pensait : z'aviez qu'à vous réveillez avant...)
Dans ce coffret giga-méga rare, il y avait un petit supplément. C'est précisément ce petit cadeau que Le Guet Luron est en train de vous scanner (c'est pour ça que je prends mon temps d'ailleurs)
Kwa? Kwa??? (c'est pas du suédois non plus, cherchez pas)
Les derniers mails échangés par Stieg Larsson et son éditrice...

Eh oui. Je sais.

Tack! (cherchez, c'est du suédois)


(Bon. Bizarrement, au moment d'inclure ces fameux scans ici, j'ai eu une erreur au code étrange. Je ne peux évidemment pas manquer penser que Lisbeth et son gang sont dans le coup...
J'ai une parade, Lisbeth.
Voici ces mails :

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/steig110.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg210.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg310.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg410.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg510.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg610.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/stieg710.jpg


Deuxième bonus.

Oui. Y a un deuxième bonus. Et là ça va faire mal.
J'ai googlé Stieg Larsson et interview. Rien. Que dalle.

Ingen orsak! (cherchez, c'est du suédois)

Vraiment?

Ingen orsak!

Lisbeth Salander a fait le ménage. Elle a tout piraté. Y a plus rien. Ingen orsak!

Et non, Lisbeth. Désolé. (le simple fait de pouvoir court-circuiter les pouvoirs de Lisbeth me fout la trouille, c'est dingue...)

Donc à suivre, ici (dès que ce bon vieux scan aura terminé) la SEULE INTERVIEW de Stieg Larsson.

Ouf! Ca yest!

Et voici le travail, l'interview...

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/ap22-010.jpg

http://i45.servimg.com/u/f45/12/05/52/89/ap22-011.jpg

Kesse kon dit??? Tack! (Et merci à Livres Hebdo, n°723, 29 février 2008)

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Puisque Le Guet Luron est parti dans les multimédias, allons-y pour un super bonus lié à un film, à un livre et à une BOF (CULTES nous dit la bande rouge du livre, bande rouge à propos de laquelle -comme disait Decaunes- il faudra que nous parlions un jour.)
Le récit est de Jon Krakauer. Le film est de Sean Penn. La BO est d'Eddie Vedder.
Trois voyages "au bout de la solitude". Le livre préféré de Le Guet Luron est aussi un Voyage Au Bout de. Ca tombe bien.
Into the Wild, donc.
Quel bonus pouvons nous avoir? Des images inédites du film? Le journal de Chris McCandless ?

Euh... Faut être sérieux nous sommes QUE Le Guet Luron, quand même!

Non. Mais franchement, c'est pas mal. Le Guet Luron aime les euphémismes.

Si vous adorez le film, vous n'avez pas résisté à la bande son. Impossible. Je ne sais pas si elle est dispo en France, je l'ai eu en import il y a des mois. Eddie Vedder. Sans doute le meilleur chanteur de rock actuel. Un mec adorable, toujours partant pour un concert "benefit". Le seul capable de chanter un morceau des Who sans faire palir Roger Daltrey. Le seul capable de chanter avec les ex-membres des Doors et de faire pleurer Jim Morrison dans sa tombe (en 1993 pendant une cérémonie du Rock'n'Roll Hall of Fame.)
Occasionnellement le chanteur de Pearl Jam, l'autre groupe du mouvement grunge avec Nirvana. Le groupe derrière le morceau Black qui mériterait de figurer au top 10 des meilleures chansons de tous les temps.
Bref.
La BO est excellente. Mais courte, trop courte. D'où ce petit bonus. Eh oui. Vous en redemandiez.
En voilà :
http://sexedrogueandrocknroll.blogspot.com/2008/01/into-wild-demos-deddie-vedder.html

VOUS VOULEZ NOUS PARLER DU FILM, DU LIVRE OU DE LA BO? POSTEZ UN COMMENTAIRE!

CETTE SEMAINE...DANS LES ETOILES (AVEC EMILE ET DES IMAGES)

Ohé ohé capitaine abandonné voici enfin la rubrique que vous pensiez que le guet luron avait oublié, ce pierrot lunaire mais voici la preuve du contraire!

De la trés bonne héroic fantasy avec Troie de David Gemmell qui revisite la mythologie grecque dans une Troie déchirée par les rivalités. Ulysse n'est pas celui que vous connaissez, mais un conteur petit et moche, et les héros se nomment Hélicon, Andromaque et Argurios.
Ce premier tome de la trilogie ravira ceux qui sont lassés des sempiternelles mauvaises exploitations de la mythologie grecque. L'auteur propose une approche nouvelle et originale en prenant des libertés avec la vie des dieux. Vous lirez la suite si Zeus ne l'a pas foudroyé!

CETTE SEMAINE... DANS MA POCHE (PARCE QUE C'EST MOINS CHER)

Commencez une rubrique sur les livres de poches nommée "Dans ma poche" par un roman qui a pour titre la Voleuse de Livres, il fallait oser. Méfiez-vous, Le Guet est audacieux.






Et par un pur hasard du calendrier, tous les livres sélectionnés par nos envoyés spéciaux Poche sont publiés chez Pocket. Pour une rubrique "poche", ça ne s'invente pas, non? Méfiez-vous, on vous le dit, Le Guet Luron est aussi polyglotte.







Marcus Zusak, La voleuse de livres : quand la mort vous raconte une histoire,


vous avez tout inrérêt à l'écouter, Ed. Pocket






Résumé
1939, en Allemagne nazie. Liesel Meminger et son jeune frère sont envoyés par leur mère dans une famille d'adoption en dehors de Munich. Leur père a été emporté par le souffle d'un seul et étrange mot, le communisme, et Liesel a vu la peur d'un destin semblable se dessiner dans les yeux de sa mère. En route, la Mort rend visite au frère de Liesel.
















Diane Setterfield, Le treizième conte, Ed. Pocket



Résumé



Le Treizième Conte est le titre manquant d'une oeuvre écrite par la romancière Vida Winter, aussi célèbre que méconnue car très mystérieuse avec les journalistes sur ses origines. Un jour, Margaret Lea reçoit une lettre de Vida lui demandant d'écrire sa biographie. Vida réussit à éveiller sa curiosité en lui annonçant que son histoire est celle de fantômes et de gémellité... Premier roman.






Et pour ceux qui auraient vraiment volé un livre après avoir lu cette rubrique, rappelle que la police veille. La preuve avec les titres suivants.










Frank Thilliez, Deuils de Miel, Pocket



Résumé
Après la mort accidentelle de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko n'est plus le même homme. Il prend part à une enquête, à la suite de la découverte dans une église du cadavre d'une femme, entièrement nue et rasée, avec des papillons sur le crâne.


















Peter James, La Mort Leur Va Si Bien, Ed. Pocket


(également dispo Comme Une Tombe, coup de coeur précédent de notre envoyé spéciale)






Résumé
Tom Bryce trouve un CD-ROM dans un train de banlieue. Lorsqu'il le consulte sur son ordinateur, une scène de meurtre violent apparaît, suivie d'un e-mail menaçant. Il en réfère à la police mais ne va pas tarder à devenir avec sa femme la nouvelle attraction du site Scarab Productions.






















Fred Vargas, Sous les vents de Neptune, ed J'ai lu


Il aura fallu attendre quatre ans (Putain 4 ans!!!) pour pouvoir profiter de cet excellent roman policier de Fred Vargas en poche! C'est long mais ça valait le coup d'attendre pour ceux qui ne se sont pas procuré le livre dans la collection Chemins Nocturnes chez V.Hamy.
Si vous n'avez pas encore découvert Fred Vargas, il est temps de s'y mettre, pourquoi pas en commençant par celui-là (Même si c'est un peu dommage car c'est bien de les lire dans l'ordre pour suivre Danglard et cie) avant de lire Dans les bois éternels et en attendant surtout le prochain opus en juin! Mais Le Guet Luron vous en dira plus dans une autre rubrique...


lundi 21 avril 2008

CETTE SEMAINE...DANS LES CARTONS (PARCE QUE LA MANUT' C'EST LE SPORT DU LIBRAIRE)

Un petit aperçu des nouveautés à venir vous fera tenir en attendant le soleil... Pour commencer, une nouveauté qui n'en est pas une mais qui fera plaisir à un ami du Guet Luron... Julien, c'est pour toi. Pour nous rappeler aussi de découvrir Hélène Bessette.

Hélène Bessette, Suite Suisse, Ed. Léo Scheer

Résumé
Tribulations d'un écrivain qui tente de s'exiler en Suisse pour survivre. Alter ego de l'auteure, le personnage principal ne peut pas vivre de sa plume et raconte l'échec de ses demandes d'emploi, les pensions de famille, les rencontres conflictuelles entre sa sensibilité exacerbée et le visage lisse des autres. Une évocation sans concession de la cruauté de la vie et des rapports humains.

Il faudra attendre la rentrée littéraire pour enfin découvrir la première biographie de cette grande auteure, saluée par Queneau et Duras :

Julien Doussinault, Hélène Bessette, Ed Léo Scheer.

Résumé
Biographie d'Hélène Bessette (1918-2000), auteure de treize romans et d'une pièce de théâtre parus de 1953 à 1973. Ses romans furent très appréciés par de nombreuses personnalités littéraires de l'époque (M. Duras, N. Sarraute, S. de Beauvoir, D. Aury...) mais restent méconnus. Portrait d'une femme libre, supérieure, qui aide à comprendre un itinéraire hors du commun.


Vraie nouveauté, roman magnifique si l'on en croit ses premiers lecteurs :

James Welch, L'Hiver dans le Sang, Ed. Albin Michel


Résumé
Le narrateur de ce roman est un jeune Indien vivant sur la réserve Blackfeet du Montana. Ecorché vif, poursuivi par le souvenir de son père mort de froid et de son frère disparu à l'âge de 14 ans, il mène une vie errante mais trouve les derniers repères de l'héritage de son peuple dans le vide fascinant des grands espaces et le lien puissant avec le monde animal.

Le Guet Luron (pertubé par la lecture de Gang en 2002) a hâte de découvrir le nouveau roman suivant :

Toby Litt, Un Hôpital d'Enfer, Ed. Phébus (Mai)

Résumé
Roman surréaliste mettant en scène un hôpital où meurtres, vies sauvées, sexe, chirurgie, amour, messes noires, mort et résurrection se côtoient, et où les arbres poussent au milieu des étages.

Si, comme Le Guet Luron, vous aimez Paul Auster, vous serez ravis d'apprendre la sortie prochaine du nouveau roman de

Siri Hustvedt, Elégie Pour Un Américain, Ed. Actes Sud (début mai)

Résumé
De retour à New York après l'enterrement de leur père, Erik Davidsen et sa soeur Inga découvrent que celui-ci aurait été jadis impliqué dans une mort mystérieuse. Un roman sur le non-dit et l'inconscient d'une Amérique déchirée entre l'apparente infaillibilité de ses mythologies fondatrices et la profondeur du désarroi venu les fissurer depuis le 11 septembre.

Idée : compléter le tableau familiale en écoutant Sophie Auster (album éponyme sur Urban Geek Records/Actes Sud). Vous serez surpris! Bon, bien sûr, Papa est là; mais il y a aussi Desnos, Apollinaire et Eluard. Ca fait du monde pour un seul disque, non? Et des musiciens qui utilisent des instruments expérimentaux... Oui, là, ça fait vraiment beaucoup...

Nick Hornby, Slam, Ed. Plon
Résumé
Sam, 16 ans, aime le skate-board et les filles... jusqu'au jour où sa petite amie Alicia tombe enceinte. Elle décide alors de garder le bébé. Sam doit faire face à ses nouvelles obligations, qui, au début, l'effraient un peu... Le drame de Sam c'est que c'est congénital, que ses parents l'ont eu à 16 ans, que ça a ruiné leur vie, et que Sam s'est juré que pour lui il en serait autrement.


Nick Hornby nous livre là son livre le plus drôle depuis "haute fidélité" tout en parlant d'une période différente de la vie. Il excelle dans la description de situations dramatiques qu'il rend à mourir de rire, ce que j'ai fait de bon coeur le lisant.

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Camilla Lackberg, La Princesse des Glaces, Ed. Actes Sud

(coll. Actes Noirs) (à paraître le 5 mai) -> voir rubrique SUR MA TABLE DE NUIT

CETTE SEMAINE...CET AVIS QUI DIVISE (PENSER C'EST DIRE NON)

Comme le disait Alain, Penser, c'est dire non. Eh oui, le mouvement de la tête quand on dit oui est celui de l'assoupissement; le non évoque le réveil et l'activité cérébral...

Cette semaine (comme ces dernières semaines d'ailleurs) le buzz est encore autour du dernier Anna Gavalda, La Consolante (Ed. Le Dilettante). Pour ou contre? Mieux ou moins bien que Ensemble c'est tout? Le Guet Luron reste partagé. Brother F & S sont pour (ou alors tout contre Anna, comme dirait Sacha Guitry) et les autres peinent à se mouiller.

Le plus gros des critiques semblent se concentrer sur les longueurs de la première moitié du roman et sur le style parfois déroutant (absence de sujet, répétitions) Le Guet Luron pense que les critiques sont justifiés mais pas forcément fondées. Pourquoi? Voilà le truc. Pourquoi fait-elle ça? Elle ne s'est pas relue? Allons... Bien sûr que si. Gratuits ces choix stylistiques auraient été effroyables, pompeux. Arrivé à la fin de ce gros roman, Le Guet Luron a compris. Il l'a pardonné et il lui a donné raison. Il fallait oser le faire. Relisez les toutes dernières pages et voyez les changements. Et alors vous comprendrez.
Et je ne vous parle pas de la galerie de personnages, tout droit sortis d'un roman de.... Gavalda!

Interview :
http://www.classiquesetcontemporains.fr/interviews/detail/anna-gavalda-parle-des-nouvelles-a-chute

http://www.paperblog.fr/611501/5-questions-a-anna-gavalda/

Interview avec PPDA :
http://tf1.lci.fr/infos/jt-tf1/ppda/0,,3815380,00-interview-exclusive-ana-gavalda-.html

Critiques :
http://www.telerama.fr/critiques/critique.php?id=26314
http://www.femmeactuelle.fr/loisirs/livres/club-des-lectrices/critique-de-la-consolante-de-gavalda-04601
http://madame.lefigaro.fr/culture/critiques/1-livres/791-la-consolante
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/16322

ET VOUS?

CETTE SEMAINE...DANS MA PLATINE (LA BANDE ORIGINALE DE VOS LECTURES)

Parce que le plaisir des yeux peut aller de pair avec le plaisir des oreilles, voici une petite sélection d'ouvrages musicaux qui devraient vous éloignez définitivement de votre télé...


Coup de chapeau aux éditions Le Mot et le Reste, qui, en quelques ouvrages essentiels a réussi à s'imposer dans le milieu des mélomanes curieux.



Philippe Robert, Great Black Music - Un parcours en 110 albums essentiels

Philippe Robert, Musiques Expérimentales : une anthologie transversale d'enregistrements emblématiques
Guillaume Belhomme, Eric Dolphy

Christophe Delbrouck, Weather Report : une histoire du jazz électrique





Attention les yeux et les oreilles pour le nouveau livre de
Robert Crumb, Héros du blues, du jazz et de la country
(Ed. de la Martinière -avec 1 cd)









Et si lire des ouvrages passionnants sur la musique de vous suffit pas, voici en prime une liste de disques à écouter en lisant ces ouvrages :



- Stevie Wonder, Songs in the Key Of Life, Innervisions, Talking Book

- Marvin Gaye, What's Going On, At the Copa, Let's Get It On

- Donny Hathaway, Live!

- tous les albums du quartet de John Coltrane sur Impulse! (priorité à Ballads, Coltrane et Live at the Village Vanguard)

- Miles Davis, In A Silent Way

- l'intégrale des singles de la Tamla Motown (9 volumes de 4 à 5 cds chaque)

Un petit bout de Coltrane ne fera de mal à personne :
http://fr.youtube.com/watch?v=q6WwuxqXPOg

ET VOUS?