Ce petit mot n'a rien à voir avec la littérature mais il était impossible pour Le Guet Luron de ne pas vous parler d'un jeune pianiste vivifiant qui vient d'avoir la mauvaise idée d'aller faire de la plongée et de ne pas remonter. Esbjorn Svensson est mort ce week end. Pour ceux qui ne le connaissaient pas, il était le pianiste du trio EST (Esbjorn Svensson Trio), un trio de jazz suédois qui depuis une grosse dizaine d'année créait la sensation dans chaque festivals. Décomplexés nos trois gaillards suédois arrivaient an pantacourts et baskets sur scène et avec leur relecture du jazz en trio, ils faisaient vibrer les salles. Un contrebassiste aux allures de viking imberbe, capable de marteler et de caresser sa contrebasse (y a-t-il un instrument plus beau?), un batteur aussi discret que redoutable (c'est la grande différence des batteurs de jazz et des batteurs du monde du rock) et Esbjorn Svensson. Le sourire et le talent, inventif et audacieux.
J'ai eu la chance de le voir en concert en Normandie et de discuter cinq minutes avec lui... Nous avions parler de Hennig Mankell, figurez vous...
Si vous ne connaissez pas, voici quelques morceaux qui devraient vous donner envie de courir chez votre disquaire (s'il en reste un dans votre ville) :
http://www.youtube.com/watch?v=vz0Wlnwzxykhttp://www.youtube.com/watch?v=c3ddHfr6SzYhttp://www.youtube.com/watch?v=7N2d1HehGmc&feature=relatedEt enfin, une petite correction : cela n'a rien à voir avec les livres mais le monde de la fiction n'est pas très loin. En témoignent ces quelques titres de morceaux :
Calling Home
A Winter In Venice
In the Fall Of Things
Serenade for the Renegade
When God Created the Coffee Break
From Gargarin's Point Of View
A Picture of Doris Traveling with Boris

Soyez curieux. Il vous le rendra.
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